Street art Bordeaux : Lettrage, nov 2011

Le graffiti est apparu aux Etats-Unis à la fin des sixties. En France, les premières marques datent du début des années 80 sur les murs du métro parisien.
A l’époque, le graffiti fait partie intégrante du mouvement Hip Hop, au même titre que la danse et la musique.

Une différence immédiatement visible existe entre le graf et le tag.
Le tag est une signature stylisée qui marque le passage de son auteur. En ce sens, il n’a d’intérêt que pour lui. Et c’est comme ça qu’il s’inscrit n’importe où : poubelles, bancs d’arrêt de tram, murs, panneaux etc… Le support n’a aucune importance et il n’y a pas de mise en scène.

Pour le graffiti, il s’agit d’autre chose. On peut les « classer » en plusieurs groupes qui définissent leurs caractéristiques :
Bubble style ou Flop
C’est une première stylisation du tag, il se complexifie. Comme son nom l’indique, le graphisme s’arrondit au maximum. Ça doit être rapide d’exécution avec peu de couleurs. Il peut faire office de signature.
Block style ou 3D
Les lettres sont très lisibles avec des formes carrées, cubiques et éventuellement mises en perspective (effet de volume, 3D). Peu de couleurs également.
TTB : Top to bottom
Lettrage qui se travaille de haut en bas et sur l’ensemble du support. L’objectif est de donner un maximum de visibilité au graf qui est lisible.
Académique
Technique plutôt française et très courante. Lettrage recherché, très personnel, coloré avec beaucoup d’effet sans être compliqué. Il reste lisible.
Wildstyle et freestyle
Le lettrage devient illisible ! Il s’agit d’un travail sur la forme, le style et les effets. Des personnages sont éventuellement présents. Les lettres sont enchevêtrées, déformées, non reconnaissables. C’est une production qui se situe entre le lettrage et la fresque.

Source : SAHUT Romain, Le graffiti et l’art urbain, mémoire d’expression 2003.

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